Ce que les profs ont gagné hier, c’est surtout de la fierté

Publié le

par AdminRuffin

Ce que les profs ont gagné hier, c’est pas seulement des masques, des postes précaires, c’est surtout de la fierté. Ils ont chassé le mépris qu’ils subissent depuis cinq ans.

Bourdin Ruffin grève profs
Ce que les profs ont gagné hier, c’est pas seulement des masques, des postes précaires, c’est surtout de la fierté. Ils ont chassé le mépris qu’ils subissent depuis cinq ans. Et ils prouvent à tout le pays que, quand on se bagarre, on gagne, pas tout, pas pour toujours, mais on gagne un peu.

Les profs à l’école, des soignants dans un hôpital comme les autres

L’école est un hôpital comme les autres : les classes sont surchargées, les remplacements ne sont pas assurés, et le sentiment, d’abord, surtout, de mal faire son travail. Je ne sais pas en quoi est utile Monsieur Blanquer, mais je pense qu’il sait ce qu’il fait : détruire l’éducation prioritaire.

Le budget de la honte pour les hôpitaux

« Vous savez combien Macron a supprimé de lits Monsieur Bourdin ? 17600. En 2020, année de la crise, ils ont encore supprimé 5300 lits, crée zéro poste de réanimateurs et retiré 1 milliards aux hôpitaux. Moi j’appelle ça un budget de la honte. »

Le gavage des riches continue

En 12 mois de crises sanitaires, les milliardaires français se sont enrichis de 300 milliards, +68%. C’est le PIB des Hauts-de-France + le PIB de la région Grand Est. Pendant que tout le reste du pays se serrait la ceinture. Il n’y a pas eu le moindre impôt sur ces profiteurs de crises.

Alors moi ce que je réponds à Macron, à Zemmour, à Pécresse : plutôt que de se déchirer entre ceux qui ont le bon statut vaccinal et ceux qui ne l’ont pas, entre ceux qui ont la bonne couleur de peau et ceux qui ne l’ont pas, je demande qu’on regarde les décisions qui sont prises là-haut : ces 300 milliards, ils auraient pu aller au logement, aux soignants, aux enseignants.